
Pour le plaisir des yeux, le travail du rawhide et crin de cheval fait partie d'une tradition historique
Une approche inspirée par les buckaroo
La philosophie des Buckaroo n'est pas reservée aux cowboys. La volonté de faire de son cheval un partenaire fiable et que l'on respecte en tant que cheval, avec ses priorités et ses émotions, est appliquable quelle que soit l'équitation que l'on desire pratiquer, CSO, TREC, dressage, longues renes etc.
L'objectif final est simplement de pouvoir "mette notre vie" dans les mains du cheval en étant capable de diriger ses pieds et de le soutenir moentalement dans toutes les situations que nous lui ferons faire face. Rapellons-nous que ce n'est pas le cheval qui a demandéà être là avec nous, mais nous qui avons cherché sa présence. Il est donc de notre responsabilité de l'accompagner avec constance et patience, et de le laisser réfléchir par lui-meme.
"Laisse ton idee, devenir l'idee de ton cheval"
Tom Dorrance
Buckaroo, qui sont-ils?
La géographie, le climat et la tradition culturelle ont conduit à différentes manières de manipuler le bétail, élever les chevaux ou dans l’équipement du cavalier, d’un coté à l’autre des Etats-Unis. Il est resté jusqu’a nous 2 traditions cowboy distinctes majeures : la tradition texane et la tradition espagnole, vaquero ou californienne, que l’ont retrouve autour des Grands Bassins (Californie, Oregon. Idaho, Nevada).
Le premier est un technicien de la vache qui travaille vite et bien sans se soucier de la dimension culturelle et artistique de son job, l’autre inscrit son quotidien dans le prolongement d’une longue et riche tradition équestre. Les Buckaroos perpétuent avec respect l’esprit et les techniques héritées des Vaqueros d’origine espagnole. Pour eux, gardiens du savoir faire et de l’étiquette, dresser un cheval, fabriquer une selle ou des éperons, conduire le bétail, lancer le lasso ne sont pas des taches laborieuses mais des actions essentielles qui composent un art de vivre.
Les Vaqueros arrivent vers 1700 lors de la colonisation espagnole du Mexique puis de la Californie. Le climat plus humide de la Californie par rapport à celui du Texas, permet de faire brouter les troupeaux plus intensivement sur le même terrain. De plus les bêtes sont vendues localement, tout cela permettant d éviter les transhumances sur plusieurs milliers de kilomètres jusqu’aux lignes de chemin de fer dont les convois approvisionnement en viande les grandes villes de l’Est. D’où une culture longtemps plus fermée et discrète que la tradition du Texas.
Etymologiquement, le terme Buckaroo serait une traduction anglaise du mot espagnol vacher, Vaquero, avec une dérivation folklorique de « bucking horse », le cheval qui rue, une particularité des jeunes chevaux ou des chevaux sauvages. Le très populaire « Homme qui murmurait a l’oreille des chevaux »,mettant en avant le style Natural Horsemanship à fut inspire Nicolas Evans par la vie de Buck Brannaman, emblème actuel de la philosophie Buckaroo.
Sources : Newwestern mars 09 et Wikipedia
